1745

There is no cause for delay

Neelakanta Pillai was already a man of standing when he came to the font: an officer at the court of the king of Travancore, of good family, and thirty-two years old. It was Eustache de Lannoy, an officer of the king's own army, who first spoke to him of the Christian faith and sent him on to Fr Buttari, the priest of Vadakkankulam. Buttari could see the persecution such a convert would draw, and he did not hurry. He “judged it necessary to defer the grace he so ardently desired; and, having tested him long, admitted him to the sacrament of regeneration.” A Protestant historian of Travancore records what the waiting man said to the hesitating priest: “There is no cause for delay. This is no compulsory baptism. I came here to receive the sacraments not by force, but by my own free will and desire. I shall even give up my life to maintain the Truth of which I received the light and of which I am convinced.” He would. The instruction ran nine months. On 14 May 1745 the water was poured in the church here, with the catechist Gnanaprakasam Pillai standing as his godfather, and the officer took the name Lazarus, and in Tamil Devasahayam, God is my help.

DocumentedThis moment rests on 6 sources.
Auguste Jean 1894p. 197
UN MARTYR. 197 mérite la faveur du roi de Travancore, qui le nomma capitaine de ses armées. Mais Dieu, qui le réservait pour de plus hautes destinées, permit qu'il fût éprouvé par la tribulation. Des revers de fortune, qu'il essuya coup sur coup, le plongèrent dans une profonde tristesse. Il s'était lié d'amitié avec un officier français, Eustache de Lanoy, lui-même au service du prince de Travancore, qui lui avait confié le commandement d'une de ses forteresses, et, de plus, un excellent chrétien. Un jour que son ami s'était ouvert à lui sur les épreuves dont il était affligé, Eustache se mit à lui parler des biens impérissables promis à ceux qui adorent le vrai Dieu et gardent ses commandements. Ces paroles coulèrent comme un baume céleste dans l'âme du pauvre païen ; il témoigna aussitôt le désir de connaître ce Dieu véritable. L'officier français, qui était parfaitement instruit de sa religion, se fit un plaisir de le satisfaire. Nilen fut bientôt convaincu de la fausseté du paganisme et de la divinité de la foi chrétienne. Dès lors, n'écoutant que sa conscience, il se déclara prêt à recevoir le baptême. Son ami l'adressa au P. Jean- Baptiste Bouttari, qui était alors chargé des chrétiens de Vadakenkoulam. Le P. Bouttari, qui prévoyait les conséquences d'une telle conversion, crut devoir user de précaution. Il l'invita à mûrir son dessein ; il lui fit entendre qu'il aurait à subir de violents assauts de la part des personnes de sa caste ; que sa conversion soulèverait contre lui les brames païens, tout-puissants à la cour du roi ; que le moindre danger auquel il s'exposait, était d'encourir la disgrâce de ce prince et de perdre son emploi. Mais le courageux
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In English

"Nilen was soon convinced of the falsity of paganism and of the divinity of the Christian faith. From then on, listening only to his conscience, he declared himself ready to receive baptism. His friend directed him to Fr John Baptist Bouttari, who was then in charge of the Christians of Vadakenkoulam."

Le Maduré : l'ancienne et la nouvelle missionParis/Bruges, 1894

Published before 1930. In the public domain, and reproduced here in full.

Auguste Jean 1894 · p. 197

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The printed page 197 of Le Maduré : l'ancienne et la nouvelle mission, photographed from the book

What this source establishes

A Jesuit historian recording the baptism from the mission's own papers in 1894 — a century before any canonisation dossier existed. He follows Bertrand closely and is not a fully independent second witness.