1914

Three witnesses, in three hands

For a long time it was thought the whole of that morning came down a single line: Léon Besse's La Mission du Maduré, printed at Trichinopoly in 1914, which gathered up the papers of the Madurai mission and set the parish's record of 1803 into print. It does not. Nine years before Besse, a Jesuit of this mission, Fr Dessal, had already printed the account in full; and in 1930 a life of Devasahayam, written in Malayalam and in another tradition entirely, recorded the same European woman examining the same three signs. Three witnesses, in three hands, none of them copying the others. It was never carried to Rome, and no commission has ever weighed it. But it reaches us the way this village has always carried it: a dated morning, named witnesses, and two hundred and twenty years of keeping the feast.

DocumentedThis moment rests on 3 sources.
Dessal 1905p. 355
breux cierges de l’autel une fois allumés, quelqu’un s’en alla essuyer les larmes qui coulaient des yeux de la Vierge sans parvenir à les interrompre ni à les diminuer. Cette com passion sans résultat excita des pleurs et des sanglots dans l’assistance; on se frappait la poitrine, on disait l’invoca tion : « Seigneur, ayez pitié de nous! » on récitait le Salve Regina... » Coïncidence de grande valeur : A cette même époque, en 1803 et ses environs, nombre de Madonnes en Italie et en Espagne, voire même plusieurs de nos Vierges françaises, pleurèrent et s’attristèrent devant le peuple étonné et terrifié. A l’appui de la véracité de l'évènement miraculeux de Vadakencoulam, on aimerait à lire le témoignage appro batif de l’autorité ecclésiastique. Ce document n’existe pas, et pour de bonnes raisons. Le prêtre de Goa qui adminis trait le village ne s’y trouvait pas quand s’effectua le pro dige ; il n’y habitait même pas en temps ordinaire. Le siège de Cochin, dont la chrétienté relevait, était sans titulaire; un simple gouverneur ecclésiastique en expédiait les affai res. Enquête, instruction canonique sur de pareils faits, l'idée n’en venait même pas aux Indes, il y a moins d’un siècle : souvenons-nous en quel tranquille sommeil fut laissé le martyr Tévasagayam Pillai. Mieux, peut-être, que par la narration rythmée déjà citée, la vérité du miracle de Vadakencoulam, le 21 octobre 1803, est attestée par l’exubérante vitalité de la tradition. Pour tous et chacun, dans la dévote bourgade et aux alentours, l’évènement s’est prolongé ; il dure encore. Un charmant enfant interrogé par nous s’il connaissait l’histoire de la Vierge de son église, nous répondait avec une surprise mêlée de quelque pitié pour notre ignorance : « Mais toute l’Eglise catholique la sait, cette histoire; et, ici, les enfants nés d’avant-hier vous la diraient. » Cette hyperbole tout indienne dit assez quelles racines profondes le prodige a poussées dans les mémoires; il se transmet de génération en génération, comme une science héréditaire que chacun sait sans l’avoir apprise.
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In English

“Better, perhaps, than by the rhythmic narration already quoted, the truth of the miracle of Vadakencoulam, on 21 October 1803, is attested by the exuberant vitality of the tradition.”

Vadakencoulam — son histoire, sa merveille, son jubiléJ.-B. Dessal, S.J. — Lettres de Gemert, 1905

Published before 1930. In the public domain, and reproduced here in full.

Dessal 1905 · p. 355

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The printed page 355 of Vadakencoulam — son histoire, sa merveille, son jubilé, photographed from the book

What this source establishes

Dessal, printing in 1905 nine years before Besse, has already given the parish's own verse narration in full and names the date outright — 21 October 1803. This is the sentence in which he says what he rests it on. Same page as the new 1838 dot, a different line of it.